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  • L' écrivaine déjantée de la Gardiole
  • Bernie Dubus écrivaine déjantée
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  • je suis écrivain, complètement folle, j'écris comme je respire, je mange l'écriture car c'est ma nourriture, j'en fais profiter les autres parce la nourriture ça se partage exactement comme l'eau.

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recueils de poèmes et de nouvelles

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mes romans

les caprices du vent

les pieds dans le plat-copie-1

couverture en vos sombres jardins

le preta 1-copie-1

le preta 2

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le-sang-de-la-misericorde.jpg

sous-les-paves-la-plage.jpg

roman policier dont l'action se passe à

Vic la Gardiole et Frontignan

panique-sur-les-quais.jpg

un-mur-de-trop.jpg

un-mur-de-trop-tome2.jpg

 

premiere de couverture l ombre des predateurs

 première de couverture des peaux aiment

En cours

Dimanche 9 juin 2013 7 09 /06 /Juin /2013 09:43

 

Vient de paraître 

première de couverture des peaux aiment

    Lettrine-S.gifuave et sucrée

     sur le creux de la vague

Une idée s’est posée.

Ses ailes blanches saignent

elle essaie de voler.

Têtue et misérable.

Petite idée amère,

tu restes, solitaire

à mon cœur accrochée.

Petite fleur du vent

Tu emportes mes rêves

Par-delà l’océan.

Et je contemple l’ombre

au hasard des décombres

du fond de mon tourment.

Petite idée morose

tendre et nue tu reposes

sur un nuage rose

qui file en se moquant.

Par L' écrivaine déjantée de la Gardiole - Publié dans : mes poèmes
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Dimanche 9 juin 2013 7 09 /06 /Juin /2013 09:31

conte pour enfants

 

Jonquille, la petite chenille


Il était une fois une petite chenille qui habitait dans un pot de fleur. Elle s’appelait Jonquille. Née dans ce pot de fleur quelques semaines plus tôt, elle n’avait jamais osé mettre la moindre petite patte hors de cet havre protecteur. Elle pensait que sa maman l’avait appelée Jonquille à cause de son dos vert fluo orné de petites piques parsemées de points jaunes. Mais, de maman, elle n’en avait plus. Peut-être avait-elle été enlevée par un bandit ? Ou morte, à cause de la famine, parce qu’il y avait peu à manger dans ce pot ! Juste assez pour Jonquille. La petite Jonquille, de sexe féminin, se plaisait à penser que sa maman était une héroïne qui avait donné sa vie pour son enfant. Elle ignorait que sa maman chenille l’avait abandonnée pour d’autres aventures plus pittoresques. Jonquilles grignotait, de ses petites dents avides, les racines de la fleur jusqu’à ce que le bel hortensia commençât à dépérir. 

Du fond de son trou, Jonquille ne voyait pas la façade du pot, ni les belles fleurs roses tombant l’une après l’autre. 

Un jour, la terre se mit à trembler. Jonquille s’agrippa de toute la force de ses petites pattes aux racines. Mais c’était peine perdue. Le pot s’agitait dans tous les sens, la plante fut arrachée et atterri sur une natte. Terrorisée, Jonquille s’accrochait toujours aux racines. Pas de doute ! Quelqu’un lui volait son pot ! Soudain, au-dessus d’elle, se matérialisa le visage d’un monstre. Le monstre la regardait de ses énormes yeux et vociférait. La petite Jonquille aurait bien voulu avoir une carapace comme les tortues ou les escargots pour se cacher. Mais, hélas, rien ne la protégeait des prédateurs, pas même une maman.

Elle se mit à crier « maman, maman, ! » Mais personne ne l’entendit. Le monstre lui fit écho et appela aussi 

 

- Maman, maman ! Vien voir !

Des yeux encore plus grands que les précédents se posèrent sur elle. Elle pensa sa dernière heure arrivée. « ils vont me manger ! » Pensa-t-elle.

- Oh ! Quelle horreur cria le gros monstre. C’est elle qui mangeait mes hortensias. Il faut l’écraser.

- Oh non, maman, elle est trop belle. Regarde ses couleurs, on dirait une fleur.

Jonquille s’était mis en boule, piètre protection contre deux monstres prêts à la dévorer. Se cacher ! Vite ! Mais où? Il n’y avait aucune issue. La petite chenille aurait voulu retrouver son pot, son berceau, sa maison qui la mettait à l’abri des charognards. Retourner dans son pot, et ne plus jamais le quitter. Paralysée par la peur, elle ne parvenait pas à bouger ne serait-ce qu’une patte pour s’enfuir. Et pourtant, des pattes, elle en avait ! Une bonne vingtaine. Une vingtaine de pattes inutiles. Le monstre parlait de la détruire. Elle était intelligente cette petite chenille, elle parlait le langage des monstres. Mais le monstre ne parlait pas le sien. 

Elle avait beau crier, gémir, prier, supplier, aucun son ne parvenait à leurs oreilles pourtant gigantesques.

- On l’écrase, et on n’en parle plus. Regarde dans quel état elle a mis mon hortensia !

- Non, non, maman, ne fais pas ça ! Regarde comme notre jardin est grand. Il doit bien y avoir une place pour elle. Je vais m’en occuper.

- Pas question ! Elle va se reproduire et il y aura des chenilles partout.

- Et alors ? s’énerva le petit monstre. Il y a de la place pour tout le monde, non ? Ce n’est pas une chenille processionnaire. Elle est seule, et tellement jolie. 

- Je vais te parler avec franchise, lui dit-elle. Je n’aime pas les beaux parleurs.

Elle avait entendu cette phrase quelque part. C’était peut-être sa maman qui dans les premiers jours de sa vie lui avait enseigné la méfiance. 

- Je ne suis pas un beau parleur. Je cherche mon âme sœur et je t’ai trouvé. 

Jonquille aima ses couleurs. Son vert fluo se mit à clignoter de plus belle. Alors, ils partirent tous les deux, pattes contre pattes, à la conquête de leur paradis. Jonquille songea que, sans le petit monstre, elle n’aurait jamais trouvé le chenillon de sa vie. 

A force de supplications, le petit monstre eut gain de cause. Elle prit Jonquille dans la paume de son immense main. La petite chenille n’en menait pas large. Elle se sentit soulevée du sol, transportée. Elle avait mal au cœur. Puis, comme par magie, elle retrouva la terre ferme. Autour d’elle, une vraie forêt de fleurs l’attendait. 

- Va petite chenille, dit le monstre, va courir le monde. Je te rends ta liberté. Ici, tu trouveras des salades sauvages, des cistes et des coronilles et beaucoup d’autres plantes qui voudront bien te nourrir. 

Au bout d’un moment, alors que le gentil monstre était parti, Jonquille hasarda de mettre les pattes les unes devant les autres pour visiter son paradis. Elle ne regrettait plus son pot. C’était un autre monde qui s’ouvrait à elle. Mais un monde où à chaque instant elle pouvait perdre la vie. 

Elle entendit une voix :

- Qui es-tu belle inconnue ?

Ces flatteries lui firent peur. Quels monstre allait-elle encore rencontrer ?  Elle se retourna et se retrouva face à face avec un beau chenillon vert fluo, bien velu et couvert de petites piques jaunes. Comme il était charmant ! Elle n’avait jamais vu quelqu’un de son espèce à part sa maman dont elle ne se souvenait plus. Elle tomba tout de suite amoureuse du dandy dont la couleur fluo se mit à clignoter jetant des flashs aux couleurs de l’arc en ciel. 


Morale de l’histoire :

 

N’aies pas peur de quitter ton nid douillet pour apprendre la vie. Et dis-toi que les monstres aussi laids soient-ils ne sont pas toujours des méchants. 

Par L' écrivaine déjantée de la Gardiole - Publié dans : mes textes
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Dimanche 9 juin 2013 7 09 /06 /Juin /2013 09:22

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Avant qu'il parte à Pierrelatte... 

Si un jour je deviens célèbre comme Picasso, il y en a certaines qui auront des trésors chez elles!!!!!!!!! Tant mieux, j'espère que ça vous rapportera des sous

Par L' écrivaine déjantée de la Gardiole - Publié dans : coups de coeur
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Dimanche 9 juin 2013 7 09 /06 /Juin /2013 09:12

 J'ai changé le nom car des prédateurs, il n'y en a pas qu'un seul. 

premiere-de-couverture-l-ombre-des-predateurs.jpg 

Un cadavre calciné retrouvé sur les falaises du Creux de Miège, un commissaire nigérien disparu sur le sol français, Marine, une jeune femme poursuivie par des gendarmes compromis dans une histoire de secte et de suicide... Le commandant Nabet risque de se perdre dans les dédales d’une affaire qui va le conduire bien au delà des frontières de l’Hexagone. Perdre son amour, son honneur, son âme peut-être ? Qui est la belle Ophélie enquêtrice venue du service des recherches de la gendarmerie de Montpellier? 

 

Les hommes sont des prédateurs pour l’homme, pires que des hyènes. L’oublier une seule fois c’est se mettre entre des griffes plus acérées que celles des charognards de la brousse. Entre meurtres et disparitions, Internet sale, manipulations venues de là où on ne les attendait pas, Nabet va faire les frais de ce constat. Saura-t-il démêler l’écheveau et comprendre qu’elle est cette pyramide qui revient dans plusieurs dossiers ?

Surtout, sauver Marine et bien d’autres.

 

Ceci est un cri de colère et d’indignation.

Une histoire, parmi tant d’autres, de sectes qui sévissent hélas dans le monde entier, et de prédateurs de tous poils trop humains pour figurer dans un documentaire sur les animaux. Alors, fiction ? Mélange de genres ? fiction-réalité ? Réalité-fiction ? A vous de voir.

Restons faux-cul… Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou décédées serait purement fortuite. Je ne cautionne en aucun cas les fantaisies de votre imagination…

Cependant…

Toutes les vérités seraient bonnes à dire si on les disait ensemble. 

 

 Joseph Joubert

 

A mon frère Jean-Luc, décédé à l’âge de 45 ans :

« Toi, tu savais la vérité. Ils t’ont fait taire ».

Nous ne la connaîtrons jamais…

A mon papa, à mes deux autres frères Henri et Pierô, à tous ceux de la famille qui l’ont aimé, à ses amis. A leur souffrance pareille à la mienne.

 Et à Stéphane Hessel pour « Indignez-vous ! »

 

Ce que je fais… 
Par L' écrivaine déjantée de la Gardiole
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Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 08:42

 

 

 

femmes-rondes203-copie-1.jpg

L’âme des statues

Mots obligatoires

Cellule  nature  éternité  idiot  clair  contestable  ordonner  visiter  repasser

« Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu »  Jacques Renard

J’aime visiter les musées, particulièrement lorsque mon âme vagabonde entre joie et tristesse, amour et dégoût de vivre.

Cette impression d’éternité tranquille porte à la rêverie jetant un pont entre la nature vivante et la nature ordonnée par la main de l’homme. Vous pourriez me dire que mon avis est contestable. Peut-être. Tout opinion peut être contesté, toute idée contredite.

Aujourd’hui, j’ai l’âme sereine. Vous n’êtes pas là pour me contrarier. Comme l’a si justement fait remarquer Jacques Renard « Ecrire es tune façon de parler sans être interrompu ». Alors, j’écris, et vous, vous vous taisez. Le silence me berce. Je suis dans les bras de ces femmes de terre, corps chocolat, fesses rebondies, ces mains rassurantes. Comme les déesses préhistoriques de pierre, leur nudité est vie, cellule familiale, foyer clair et reposant. Je m’y laisse couler, me transforme en rivière glissant entre leurs seins volumineux. Elles sont les berges où passent et repassent les visiteurs, où les regards s’arrêtent un instant, conquis par la magie qu’elles dégagent. Quelques idiots se moquent et s’en vont porter ailleurs leurs gausseries. Les tableaux de Picasso, plus loin, feront les frais de leur défaite qu’ils ne veulent pas reconnaître. Un combat entre la culture et la stupidité de l’ignorance revendiquée comme choix de vie. Là-bas aussi, quelqu’un les fera taire et ils repartiront bredouilles, tel des serpents affamés, prédateurs d’œuvres qui leur demeureront à jamais hermétiques. Le temps s’est arrêté. La pendule du muée, style rococo, a perdu se aiguilles. Pourtant, j’émerge avec violence des bras rassurants, ramenée au monde réel par une sonnerie de portable. L’intrigant s’excuse, et va parler plus loin. Mais l’envoûtement a disparu. Et je reste là, mon stylo à la main, vide de mots, devant deux statues de terre émaillée, redevenues objets, emprisonnant à jamais un peu de l’âme de l’artiste.

 

Par L' écrivaine déjantée de la Gardiole - Publié dans : mes textes
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